1. Des révolutions tunisiennes et égyptiennes nous devons tirer des enseignements utiles sur notre façon à nous de dire à Sarkozy et toute sa bande : DEGAGE mais surtout de le réaliser.
  2. Ces révolutions réclament une constituante.
  3. Nous sommes tous d'accord à la gauche de gauche pour dire qu'il faut changer de République.
  4. Notre révolution à nous sera une "révolution citoyenne" c'est à dire d'abord par les urnes, appuyé bien sûr par la rue.
  5. Il ne suffit pas de dire "Sarkozy dégage" il faut que les citoyens sachent ce que nous (l'ensemble de la gauche authentique) voulons faire à la place pour avoir une vraie rupture avec l'ordre existant et satisfaire les besoins sociaux.
  6. Nous pourrions demander à Sarkozy d'organiser un référendum pour une 6e république mais cela aura autant de succès que le référendum sur les retraites.
  7. Or nous avons devant nous 2 élections, après les cantonales qui vont servir d'instrument de mesure sur le ras le bol du peuple français.

Ces deux élections intimement liées sont celles de 2012 : la présidentielle en premier (merci Jospin) puis les législatives avec le même programme sur lequel nous sommes pratiquement tous d'accord, il n'y a souvent que des feuilles de cigarettes entre nous.

 

Je propose :

  • Que nous continuions à travailler ce programme partagé avec tous ceux (forces et citoyens) qui voudront bien y participer.
  • Que parallèlement nous mettions en place des comités populaires du front de gauche élargi avec adhésions directes comme le réclament de nombreux textes ou appels. Que ces comités existent dans au moins chaque circonscription législative.
  • Que le front de gauche propose à toutes les forces de la gauche authentique une réunion sur la stratégie-après les cantonales- pour cette séquence 2012 comme cela avait été fait pour les régionales avec le texte du 28 octobre 2009. Le texte proposé par la P3 au congrès du NPA contient les éléments permettant un accord notamment quant à la participation à un gouvernement si "les points essentiels" sont pris en charge. Cette réunion serait aussi chargée de définir l'équilibre des forces dans les candidatures aux législatives et soumettre des propositions aux comités de circonscriptions.
  • Plus délicate est la présidentielle sur laquelle chacun s'obnubile tout en dénonçant la présidentialisation de le 5e.

 

Ce que je propose de nouveau c'est que nous subvertissions (révolutionnons) cela en disant :

FAISONS DE L'ELECTION PRESIDENTIELLE un référendum pour une 6e République.

 

Le candidat de la gauche de gauche n'ayant qu'un point à son programme : mettre fin à la 5e république et convoquer une assemblée constituante pour une 6e république.

Du coup on transforme cette élection et on dit aux électeurs la chose limpide suivante : si vous votez pour notre candidat on change de République si vous votez pour les autres on continue comme avant.

Du coup on a de nouveaux éléments pour interroger à la fois le NPA et la gauche du PS et d'EELV et on dédramatise le débat parmi les communistes.



Pendant la campagne présidentielle on mène en même temps la campagne sur le programme partagé c'est à dire sur les législatives.

Car bien sûr celles-ci ont lieu en juin comme prévu, car tant que la constituante n'a pas terminé son travail on est toujours en 5e république.

Même si notre candidat n'est pas au 2e tour de la présidentielle et si on a mené en même temps la campagne sur le programme partagé on peut aux législatives obtenir la majorité à gauche, et donc appliquer notre programme et exiger du président socialiste qu'il convoque une assemblée constituante, aidé par la rue s'il le faut.